Les espèces invasives

http://especes-exotiques-envahissantes.fr/

Apprenons à les reconnaitre !

soyons vigilants : en cas de découverte prévenez la mairie !

A Ornon nous sommes essentiellement concernés par des plantes invasives, alors que les milieux aquatiques, mer, étangs, fleuves sont concernés aussi par des algues ou des espèces animales (ragondins, grenouilles ou tortues exotiques, ..). Mais toutes les espèces vivantes peuvent êtres invasives, des animaux aux virus.

Sont considérées comme espèces envahissantes les espèces exotiques naturalisées qui par « leurs proliférations dans des milieux naturels ou semi-naturels, y produisent des changements significatifs de composition, de structure et/ou de fonctionnement des écosystèmes ». Causes d'introduction de ces espèces Les plantes exotiques sont introduites volontairement ou involontairement par l’homme : On trouve :

• les plantes cultivées (dans les jardins des particuliers, jardins botaniques, pour l’aquariophilie, dans les champs, vergers, pour la reforestation…),

• les plantes introduites fortuitement avec les espèces cultivées (en mélange avec les graines, dans la terre…),

• les espèces clandestines arrivées par différentes voies : apports par les bateaux, les roues des avions, des engins militaires… Il existe une multitude de voies d’introduction. Les plantes envahissantes de l’Isère I

On les trouve fréquemment en zones humides, dans des sites récemment perturbés comme les zones de construction, les talus ou encore les friches laissées par d'anciennes exploitations agricoles. La propagation rapide de ces végétaux s'explique souvent par des systèmes racinaires composés de rhizomes, des tiges souterraines plus ou moins longues qui émettent chaque année des racines et des tiges aériennes. Elles gagnent ainsi en efficacité et en vitesse sur les espèces autochtones, s'approprient leurs habitats avec un impact direct sur toute la flore.

Elles sont souvent disséminées par des travaux sur les champs, berges ou les routes, apportées sous différentes formes (graines, rhizomes, plantes) . C’est pourquoi dans les zones vierges les roues des camions et engins de chantiers doivent être soigneusement lavés avant d’intervenir sur les sites. Ce que recommandent les responsables de Natura 2000.

C’est d’ailleurs dans des zones de travaux où ont été déposés des déblais comme sur Courbarey que l’on les retrouve à Ornon

consulter

http://www.gentiana.org/page:guide%20des%20invasives

http://www.ecrins-parcnational.fr/dossier/exotiques-envahissantes

 

Ambroisie, Ambroisie à feuilles d'armoise Ambrosia artemisiifolia – Astéracées

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ambrosia_artemisiifolia

Cette plante originaire d’Amérique ressemble à de l’armoise par ses feuilles très découpées et peut mesurer jusqu'à 2 m de hauteur. Ses feuilles sont d'une couleur vert foncé et elle se distingue par le détail singulier des feuilles. Les feuilles de la plantule sont opposées, et plus précisément décussées, mais les feuilles et rameaux supérieurs sont alternes. Les rameaux sont rougeâtres et le dessous de la feuille est du même vert que le dessus. Les cotylédons à la base sont courts et disparaissent rapidement (avant deux ou trois étages de feuilles). Au stage végétatif elle adopte un port buissonnant large. Lors de la floraison, les fleurs adoptent un port en chandelles également caractéristique

Elle pousse dans les zones de terre laissée à nu après des travaux : bords de routes et d'autoroute, friches industrielles, terrains vagues, décharges L’altitude ne la freine pas elle franchit parfois 1000 m

Nuisances dues à l’invasion : l’Armoise est très allergisante, Provoque des pollinoses (ou « rhumes des foins »), dues à l’inhalation de grains de pollen. Espèce adventice de culture, entrant en compétition avec les plantes cultivées.

Elle est éliminée par arrachage, et en semant des espèces indigènes car elle ne résiste pas à la compétition

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Feuilles                                                                    Fleurs

Les tiges de l’ambroisie sont couvertes de poils blancs et n’ont aucune odeur ; Les tiges de l’armoise sont glabres et ont le parfum caractéristique du génépi ou de l’estragon. l’ambroisie a des feuilles d’un vert franc et sont poilues. En saison, elles restent d’un vert vif alors que celles de l’armoise commune ont une face inférieure blanchâtre. Les fleurs de l’ambroisie sont jaunes et celles de l’armoise sont blanchâtres ou gris-verdâtres.


 

Renouée du Japon Fallopia japonica, fallopia sachalinensis, fallopia x bohemica (Polygonacées)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Renou%C3%A9e_du_Japon

 

Elle a été trouvée au Guillard et sur la plateforme de déblais du Courbarey

La renouée du Japon est une grande herbacée très vigoureuse de 1 à 3 m de haut, aux tiges rougeâtres. Originaire d’Asie, elle est introduite en Europe au milieu du XIXème comme plante ornementale, mellifère et fixatrice de dunes. Naturalisée en Europe et en Amérique, elle y est devenue l'une des principales espèces invasives ; elle est d'ailleurs inscrite à la liste de l'Union internationale pour la conservation de la nature des 100 espèces les plus préoccupantes. Vous l’avez certainement rencontrée sur les rives d’un cours d’eau ou dans une zone un peu humide, milieux qu’elle affectionne particulièrement et où elle s’épanouit en larges fourrés denses.

cette grande plante vigoureuse a des tiges creuses érigées, rougeâtres, semblables à des cannes de bambou, de 1 à 3 m de haut. Sa croissance peut être de 1 à 8 cm par jour !! Les petites fleurs blanches sont disposées en panicules à l'aisselle des feuilles. Elles comportent 5 sépales persistantes, 8 étamines et 3 styles. Le fruit est un akène de 2-4 mm de long.

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La renouée est comestible et consommée en Asie ( jeunes tiges et rhizomes) mais lorsqu’elle pousse sur des friches industriels elle risque de concentrer les métaux toxiques

Nuisances dues à l’invasion : la renouée pose un problème de par sa grande vitesse de développement et sa dissémination par les rhizomes.

Bien qu’apparue tardivement en France en 1936 elle a colonisé une nombre impressionnant de berges de cours d’eau. Ainsi prés de nous les berges du Sonnant entre Uriage et Giéres sont entièrement colonisé. Se développent en peuplements monospécifiques qui ont un impact négatif sur la biodiversité car ses rhizomes secrètent des composés toxiques pour toutes les autres plantes. Perturbe la régénération naturelle des forêts alluviales. Accélère l’érosion des berges. Gêne la circulation et l’accès des usagers.

La plante est très difficile à éradiquer, notamment en période végétative, car elle est capable de réparer très rapidement (en quelques jours) ses tissus endommagés. Elle peut repousser à partir du moindre morceau de rhizome ou de tige. S'attaquer à sa partie aérienne (tiges et feuilles) n'empêche pas la survie de la partie vivace enterrée dans le sol. Poussant prés de cours d’eau, il est interdit d’utiliser des herbicides. Beaucoup de techniques sont à l’étude dans le monde (des parasites à l’utilisation de chèvres. En Isère des essais de bâchage sont testés, notamment à Ornon

Après la coupe des premières pousses de printemps, une bâche plastique noire a été mise en place en vue de priver la plante de lumière. Une opération de ce type est en cours au Guillard (commune d’Ornon) : ce chantier d’élimination d’une station isolée de renouée (natura 2000 et contrat de rivière) a pour objectif d'éviter la contamination du bassin versant de la Lignarre.

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document Parc National des Ecrins


 

Balsamine de l'Himalaya, Balsamine géante, Impatiens glandulifera- Balsaminacées

 

Trouvé dans le Valbonnais sur les berge de la Bonne, ou une campagne d’arrachage par le Parc des Ecrins a eu lieu en 2018

La Balsamine de l'Himalaya est une grande plante glabre pouvant atteindre deux mètres de haut, ce qui fait d'elle la plus grande annuelle d'Europe1. Ses feuilles nettement dentées sont opposées ou verticillées. Les fleurs sont roses, parfois presque blanches, rouges ou pourpres en grappes lâches, odorantes, à éperon court. Les graines sont contenues dans des capsules allongées qui éclatent à maturité par détente de la tige capsulaire, projetant violemment les graines jusqu'à cinq mètres.

Habitat type : annuelles pionnières des clairières et lisières médioeuropéennes capable de vivre sur des sols gelés et dans l’obscurité. La Balsamine de l'Himalaya croît en colonies denses sur les sols humides en milieu ouvert ou légèrement ombragé. On la retrouve essentiellement dans les forêts et bords de riviéres.

Les fleurs peuvent être pollinisées par les insectes, qui sont attirés par l'importante production de nectar, ou autopollinisées. Chaque individu peut produire jusqu'à 2500 graines, qui sont dispersées par l'explosion de leur capsule et transport par l’eau.

Le potentiel envahissant de la Balsamine de l'Himalaya serait dû à son importante production de graines et de nectar

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Berce du Caucase , Heracleum mantegazzianum – Apiacée

Présente en Matheysine et à Bourg d’Oisans (campagne d’éradication par le SACO)

La Berce du Caucase mesure 2 à 4 mètres de hauteur. Ses feuilles bien découpées mesurent souvent plus d'1 m, et peuvent atteindre 3 m en longueur (avec le pétiole) et jusqu'à 1,5 m de largeur. La tige principale est plus ou moins cannelée, vert clair, teintée de nombreuses taches pourpres, et hérissée de poils clairs lorsqu'elle est jeune. Elle est creuse à l'intérieur. Son diamètre extérieur est de 3 à 8 centimètres (jusqu'à 10 cm). Cette tige porte une inflorescence constituée par une ombelle principale au centre, d'environ 50 cm de diamètre (jusqu'à 80 cm), composée de 50 à 150 rayons qui portent chacun une ombellule. Cette ombelle principale est entourée par un nombre variable d'ombelles satellites moins grandes, généralement positionnées plus hautes que l'ombelle principale lorsqu'elles sont à maturité.

Elle préfère croître sous climat pluvieux et humide, ou à défaut sur des sols frais à humides. C'est une plante très rustique face au froid, qui se montre envahissante jusqu'au nord de la Scandinavie, les graines nécessitent d'ailleurs une période de gel en hiver pour pouvoir germer. Elle pousse dans les clairières et le long des cours d’eau.

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Il ne faut pas confondre ces espèces invasives avec la Berce commune, Heracleum sphondylium, une espèce autochtone et abondante en Europe qui affectionne les mêmes milieux, et qui peut sporadiquement se montrer envahissante en tant que mauvaise herbe. C'est une espèce très proche et très semblable en apparence mais bien plus petite, elle dépasse rarement deux mètres de haut (elle mesure généralement entre 50 et 150 cm) et son ombelle principale comprend moins de 35 rayons, alors que celle de la Berce du Caucase en a généralement plus de 50. La tige de la Berce commune n'a pas les nombreuses taches pourpres caractérisant la Berce du Caucase.

Nuisances dues à l’invasion

Espèce très compétitive, qui par sa croissance rapide et sa grande taille, élimine de nombreuses espèces indigènes et conduit à une dégradation du milieu. Par ailleurs toutes les parties de la plante contiennent de la furocoumarine qui provoque, au contact de la plante, de fortes réactions allergiques (dermatoses), surtout lorsque la peau est exposée au soleil

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Buddléia, Arbre aux papillons , Buddleja davidii Franch.- Buddlejacées

 

Présent à Ornon sur la route de Courbarey après la barrière de la plateforme et près du pont

https://fr.wikipedia.org/wiki/Buddleia_de_David

C'est un arbuste originaire de Chine, de 2 à 5 m de hauteur, aux tiges anguleuses, veloutées. Les feuilles sont caduques ou semi-caduques (elles persistent longtemps en hiver, et l'arbrisseau peut rester seulement quelques semaines défeuillé), opposées, vertes ou grisâtes, lancéolées, de 10 à 30 cm de long, dentées, à pétiole court (1–5 mm). Portées par un court pétiole, leur revers est duveteux. Les fleurs très agréablement parfumées — certains peuvent cependant trouver l'odeur nauséabonde, notamment en fin de floraison — sont disposées en thyrses denses, terminales, de 10 à 75 cm de long. Elles sont de couleur lilas pâle à violet au centre orangé, à corolles en long tube évasé à l’extrémité en quatre larges lobes. Elles sont longues de 9 à 11 mm. Les quatre étamines fixées à l’intérieur du tube alternent avec les lobes.

Dans son milieu originel, le buddleia pousse dans les fourrés arbustifs en milieu montagneux, Il se rencontre sur de nombreux types de sols mais préfère cependant les sols drainés pauvres en matière organique et ensoleillés. Il colonise très facilement les terrains secs, les friches urbaines et périurbaines et le long de certains axes (routes, canaux, voies ferrées, autoroutes), les talus, les bâtiments en ruine, les berges des rivières.

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Méthodes de contrôle

Arrachage des plants et revégétalisation de la zone envahie (il supporte mal l’ombre). Lors de l’arrachage penser à détruire ou évacuer les rémanents pour éviter les reprises par boutures. La coupe n’a pour seul effet que de rendre les pieds coupés plus vigoureux. Le Buddléia semble mal supporter le feu

Nuisances dues à l’invasion :Forme des peuplements très denses, pauvres en espèces. Concurrence fortement d’autres espèces pionnières indigènes.


 

Robinier faux acacia, Robinia pseudoacacia L.- Fabacées

 

Arbre mesurant jusqu’à 25 m de hauteur. Tronc droit à écorce profondément fissurée. Les jeunes rameaux sont épineux, avec des épines situées à la base des feuilles. Feuilles alternes, composées de 6 à 20 folioles ovales. Les fleurs blanches sont en grappes pendantes de 20 cm de long. Elles dégagent une odeur agréable. Les fleurs du robinier donnent l'un des miels de printemps les plus réputés - le miel d'acacia

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Bien que souvent cultivé pour son bois, sa croissance rapide en milieu naturel, sa capacité de multiplication végétative importante (rejets de souche et drageonnage), sa production abondante de graines toxiques, sa capacité à fixer l'azote atmosphérique et la toxicité de son bois et de ses feuilles en font une espèce pionnière compétitive capable de modifier profondément les phytocénoses locales

Milieux colonisés en Isère

Espèce pionnière des milieux perturbés : remblais, talus de bords de route et bords de voies ferrés, friches. En milieu naturel, colonise les coupes forestières en sols plutôt acides, les coteaux secs abandonnés, les bords de cours d'eau et de rivières et les forêts alluviales (bord d'Isère). Largement planté pour la production de bois.

Très fréquent en Isére, présente dans la plaine de Bourg d’Oisans, heureusement rare en altitude


 


 

Solidage géant (Solidago gigantea), verge d’or géante


 

Grande plante vivace originaire d’Amérique du Nord, développant de nombreux rhizomes souterrains. Tige non ramifiée, verte, de 50-120 cm de haut, glabre et souvent rougeâtre. Feuilles lancéolées se terminant en pointe, dentées à entières, souvent ciliées au bord. Fleurs jaune vif réunies en petits capitules de 4-8 mm de diamètre, les fleurs ligulées dépassent les fleurs tubuleuses. Capitules disposés en une inflorescence pyramidale avec des ramifications retombantes. Les fruits (akènes) sont munis d'une aigrette de soie.

Le solidage géant est très proche d'autres solidages non indigènes.

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Grâce à son système de rhizomes souterrains, le solidage géant forme des populations extrêmement denses – jusqu'à 300 tiges / m2 . De plus, il a la capacité de produire de nombreuses graines, qui sont dispersées par le vent et qui confèrent au solidage géant une grande faculté d’expansion . Le solidage géant s'implante le longs des cours d'eau, dans des zones alluviales, des clairières, des bords de chemin, des gravières, sur les talus routiers et voies ferrées des régions de basse altitude et de l'étage collinéen Commencerait à être présent en Oisans